
Changer d'horizon
Au-delà du gel des augmentations, ils réclament d'être « réunis autour d'une table. On nous l'a promis. On nous parle de concertation, il n'y en a pas. Le Comité local des usagers doit, légalement, être réuni chaque année ; en 2007, toujours pas. »
Les témoignages affluent. Beaucoup sont consternés de l'état des douches. « Nous, on s'en moque un peu. Mais celui qui passe ! Le Breton qui fait le tour de la Méditerranée ou l'étranger en escale ! Vous imaginez l'image de la Ville ? Ça fait dix ans qu'ils doivent les réparer », commente Jean-Charles Girod, président du comité de défense des plaisanciers de la rade de Toulon. Quant aux sanitaires des femmes, cette usagère préfère en rire. Un autre est catégorique : « Je dis à mes amis de ne plus venir à Toulon. Alors que nous avons la plus belle rade d'Europe? »
Des bateaux et des hommes
Ça et là point même l'abattement. Ils sont nombreux à envisager de vendre. « Il y a eu quatre bateaux vendus en 2 ans. On ne peut plus suivre. Soit on entretient, soit on paie pour le port. »
Des rumeurs se font persistantes : « On le sait qu'ils ont utilisé l'argent pour payer les travaux de l'aéroport? »
Un ras-le-bol général, car au-delà des tarifs « du simple au triple dans le même port, il y a l'humain », rappelle Pierre Messager. « Ici, dans la darse nord, nous avons un homme de 80 ans. Il fait naviguer les gens depuis 30 ans. Il a formé de nombreux jeunes. Aujourd'hui, il ne peut plus payer. Comme son bateau est trop vieux, il ne peut pas le vendre. Il me demande s'il doit le mettre au milieu du port et le faire brûler ! »
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