
Certains courriers, envoyés aux différents édiles, n'y vont pas par quatre chemins : « La déception est à la mesure de l'espoir mis par les plaisanciers dans leurs élus. Nous avons le sentiment d'être les victimes de man?uvres politico-financières, le rôle de la « vache à lait » ou « pompe à fric » nous étant réservé », assure Pierre Messager, porte-parole du comité des usagers de la darse nord de Toulon. À Saint-Mandrier, le président de l'amicale des plaisanciers, Robert Hernandez, se demande « où passe notre argent ? Actuellement nous avons en procédure sur les tarifs, 7 recours au tribunal administratif de Nice et 1 en appel au tribunal administratif de Marseille. »
La CCIV, consciente de l'état des relations, tient à souligner que « même là, ce sont les usagers qui paient? » La chambre souhaite donc l'apaisement et « la sortie du cercle vicieux. »
Mais l'exemple récent d'une île d'or trotte dans les esprits? Pierre Messager rappelle : « Après 30 ans d'exploitation du port de Porquerolles sans entretien important, la CCIV, mise en demeure de faire les travaux imposés par la sécurité, a préféré se retirer de la concession et partir avec les sommes provisionnées, laissant les contribuables varois payer la reconstruction ».
La discussion semble stérile. Donc, plutôt que répondre au coup par coup, Bernard Stouff préfère présenter, port par port, son plan global de travaux pour les années à venir.
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